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Etude INSEE 2018 : Cartographie de la pauvreté à La Réunion

Article Observations, évaluations, prospective et statistiques 3/10/2018

L’étude porte sur les disparités sociales entre les 114 grands quartiers de La Réunion. La pauvreté monétaire, la structure familiale et l’habitat sont les principaux facteurs socio-économiques analysés.

La présentation de cette étude a donné lieu à une conférence de presse, mardi 10 octobre en présence de Isabelle Rebattu, Sous-Préfète chargée de mission cohésion sociale et jeunesse, Cyrille Melchior, Président du Conseil départemental de La Réunion, et Aurélien Daubaire, Directeur régional de l’Insee La Réunion-Mayotte.

Une étude réalisée par l’INSEE en partenariat avec la DJSCS de La Réunion et le conseil départemental de La Réunion. La Caisse d’allocations familiales et la Caisse générale de sécurité sociale ont également contribué à cette publication.

L’ETUDE : CARTOGRAPHIE DE LA PAUVRETÉ À LA RÉUNION, PLUS DE LA MOITIÉ DES RÉUNIONNAIS VIVENT DANS DES QUARTIERS PRÉCAIRES

À La Réunion, la précarité monétaire est beaucoup plus importante qu’en métropole : 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté métropolitain. Mais selon les quartiers, les fragilités sociales sont d’un niveau différent. L’analyse de la lprécarité monétaire, de la structure familiale et de l’habitat conduit à distinguer cinq grands types de quartiers à La Réunion.

13 quartiers urbains cumulent les difficultés socio-économiques

- Treize quartiers urbains concentrent les difficultés les plus aiguës. Ils sont principalement situés au Port, à Saint-Louis, à Saint-André et à Saint-Benoît. Ils cumulent manque d’emplois, présence de nombreux logements sociaux et proportion élevéed’habitants dont les revenus dépendent fortement des prestations sociales. En 2014, 52 % des habitants de ces quartiers vivent sous le seuil de pauvreté.
- Un 2e groupe de 27 autres quartiers se caractérise également par une pauvreté très élevée (47 %). Ils se situent dans des communes rurales (Cilaos, Salazie, Sainte-Rose, Saint-Joseph et Saint-Philippe) ou dans des zones périphériques de villes étendues (Le Tampon, Saint-Paul). Les habitants de ces quartiers sont davantage propriétaires de leur logement et perçoivent moins de prestations sociales.
- Un 3e groupe de 19 quartiers se caractérise par un niveau de vie médian proche de celui de la région. Néanmoins, le taux de pauvreté et la dépendance aux prestations sociales varient fortement d’un quartier à un autre. Ces quartiers sont proches des centres-villes (Le Port Centre ; ZAC Saint-Laurent à La Possession ; La Cressonnière à Saint-André etc.).

19 quartiers plus aisés, mais une pauvreté plus forte qu’en métropole
- Un 4e groupe de quartiers apparaît moins pauvre que la moyenne (37 % de ménages pauvres). Leurs habitants sont
majoritairement propriétaires de leur logement et dépendent moins des prestations sociales que dans les trois groupes de quartiers les moins favorisés. Ces quartiers sont très dispersés (sur 17 communes) et sont relativement éloignés des centres-villes.
- Un 5e groupe de quartiers, les plus aisés, sont essentiellement situés à Saint-Denis, Sainte-Marie, La Possession et Saint-Paul. Si le taux de pauvreté de 24 % est nettement inférieur à la moyenne réunionnaise, il est cependant près de deux fois supérieur au taux de pauvreté métropolitain.

La situation socio-économique se dégrade entre 2010 et 2015 dans les quartiers cumulant les difficultés

Entre 2010 et 2015, la situation se dégrade dans les quartiers urbains qui cumulaient déjà les difficultés socio-économiques . À l’inverse, sur la même période, la situation s’améliore dans les quartiers pauvres plus ruraux et les quartiers moins pauvres et éloignés des centres-villes.

Consultez le communiqué de presse.
Consultez l’étude